Prix Varenne : concourez pour l’édition 2026

L'appel à candidatures du Prix Varenne 2026 vient d'être lancé. Il s'agit de l'un des rares concours de presse qui accorde une place importante à la presse locale. Mais cette édition intervient dans une période agitée pour la Fondation qui le pilote.

Prix Varenne : concourez pour l’édition 2026

L'appel à candidatures du Prix Varenne 2026 vient d'être lancé. Il s'agit de l'un des rares concours de presse qui accorde une place importante à la presse locale. Mais cette édition intervient dans une période agitée pour la Fondation qui le pilote.

C’est l’un des concours journalistiques préféré par la presse locale. Depuis 1989, le Prix Varenne, organisé par la fondation homonyme qui possède Centre France, met à l’honneur chaque année de nombreux journalistes au travers de différentes catégories, dont l’une réservée à la PQR et l’autre à la PHR. Une juste récompense pour ces localiers qui sont ainsi enfin mis à l’honneur, tout comme  leurs consœurs et confrères de la PQN, de la radio ou de la télévision.
Pour participer, rien de plus simple : il suffit, d’ici le 5 octobre prochain, d’envoyer votre meilleur article (en format PDF) publié entre le 2 septembre 2025 et le 1er septembre 2026. Il faudra accompagner cet envoi de la copie de votre carte de presse, le concours n’étant ouvert qu’aux détenteurs de ce sésame professionnel (une preuve que votre dossier de CCIJP  en cours de traitement peut être acceptée). Tout ceci doit être transmis électroniquement, via la plateforme du concours sur le site de la fondation Varenne.

Huit catégories pour concourrir

La spécificité de ce prix est bien sûr la diversité des catégories dans lesquelles les différents journalistes peuvent concourir. Outre la PQR-PQD et la PHR, le prix se divise aussi entre la PQN, la radio, la presse magazine, la presse magazine en région, les JRI (journalistes reporters d’images) et enfin la photo. Ainsi, les journalistes de presse hebdomadaire régionale peuvent participer dans leur section, mais aussi dans celle dédiée à la photo de presse.
Pour chaque catégorie, le vainqueur du Grand prix se verra remettre, lors de la cérémonie qui se tiendra à Paris début 2027 (un peu plus tard que d’habitude) un chèque de 4000 €. Un second prix ira lui à un jeune journaliste (moins de 30 ans et de trois ans de carte de presse), doté de 2500€. En PQR-PQD, un troisième prix d’une valeur de 1000€ récompensera un reportage strictement numérique. De même qu’en photo, le prix spécifique pour la PQR sera doté du même prix.
Pour chaque catégorie, un jury de professionnels se réunira d’ici la fin de l’année pour décider des lauréats. Un moment généralement animé durant lequel chacun des membres tente de mettre toute sa conviction pour défendre les sujets qu’il a préféré ! Avec parfois des échanges passionnés sur le métier et la façon de l’appréhender.

Attention : les lauréats de l’an dernier ne peuvent évidement pas candidater pour cette nouvelle édition. Mais tous les journalistes, quels que soient leur support, sont invités via ce concours à démontrer que la presse et les médias, du plus petit village jusqu’à l’international, sait faire dans l’excellence.

Une édition 2026 sous tension

Le Prix Varenne 2026, annoncé le 7 juillet, arrive dans un moment complexe pour la Fondation. qui est l’actionnaire majoritaire du Groupe Centre-France. Ce dernier a en effet annoncé en avril un plan de transformation assorti de la suppression de 152 postes.
Parallèlement à cela, les bénévoles assurant notamment l’organisation du concours, ont adressé fin juin, selon les informations révélées par la Correspondance de la presse, un courrier aux membres du conseil d’administration de la Fondation. Ces bénévoles évoquent une réduction des moyens mis à leur disposition, et demandent également « surseoir aux prix (en 2026), dans l’attente de conditions de fonctionnement stabilisées qui pourraient permettre leur reprise. » Joint par la Correspondance, Alain Védrine, administrateur de la Fondation Varenne et président du conseil d’administration de SA La Montagne, réfute ces propos, et explique que la Fondation dispose de trésorerie (un demi-million d’euros) tout en notant que le groupe Centre-France « a décidé de ne plus financer la Fondation pour les prochaines années à venir« . 
Le lancement du concours le 7 juillet, assorti de l’annonce de ses 50000 € de dotations, devrait mettre en tout cas un point -vraisemblablement pas final- à ces discussions.

Laurent Brunel

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