Var Actu perd son agrément IGP
Selon la Correspondance de la Presse du 25 juin 2026 (article payant), le site Var Actu a perdu en commission de la CPPAP l’agrément qui lui avait été délivré en novembre 2025, ainsi que la qualification de SPEL (service de presse en ligne). La décision, prise à l’unanimité de la commission, s’appuie sur une enquête paritaire qui a démontré que deux personnes étaient aux manettes du site varois. Et que, s’il existait bien un travail de collecte d’informations (le plus souvent via les réseaux sociaux), les articles quotidiens (entre 20 et 30) étaient écrits par l’intelligence artificielle. Le seul salarié, le responsable de la publication, perçoit un « salaire » très faible (78 euros net en janvier 2026 et à 157,94 euros net en février 2026).
La Correspondance explique que « considérer que le traitement à caractère journalistique n’est pas caractérisé dès lors que
les articles sont rédigés par une intelligence artificielle générative, même sous le contrôle d’un
journaliste, serait revenu à fixer une doctrine pour cet usage de l’IAG. » Cette décision est en tout cas une bonne nouvelle pour les médias d’infos locales qui salarient des journalistes pour réaliser un vrai travail rédactionnel, sourcé, vérifié et rédigé par l’humain. C’est aussi un avertissement pour certains médias « traditionnels » qui seraient enclins à un peu trop utiliser l’IA dans leurs productions…
L’Alliance lutte contre les zones grises de l’info
Le 22 juin 2026, Pierre Pétillault, et Léa Bocarra, respectivement directeur et responsable du pôle juridique et affaires publiques de l’Alliance de la presse d’information générale, étaient entendus par la commission Culture, Education, Communication et Sport du Sénat. Une audition dans le cadre de la mission d’information sur les zones grises de l’information.
« L’appétence du public (pour l’information de qualité) est là, juge Pierre Pétillault, mais le problème est qu’il n’y a pas de conscience du coût de l’information. » Et pour répondre au problème du « mythe de la gratuité de l’information« , il propose un certain « fléchage de l’a publicité« , la plupart des encarts et annonces partant aujourd’hui vers les géants du net et des réseaux sociaux. Il s’agirait d’orient (avec plus ou moins de fermeté, d’orienter une partie du budget des annonceurs vers les producteurs de contenus d’information. Une « obligation de fléchage (…) modérée » et « proportionnée » à la taille du marché.
61 postes supprimés au Parisien
Mardi 30 juin, la direction des Echos-Le Parisien a annoncé un nouveau plan d’économies, s’accompagnant de la réorganisation des postes et la suppression de 61 places, sans toucher toutefois à la rédaction. Ces postes, qui représentent 3% de la masse salariale, se trouvent dans les fonctions commerciales, les services informatiques ou la régie publicitaire. « Les pertes récurrentes de notre activité médias ne sont plus soutenables à long terme », affirme Michèle Benbunan, la directrice du groupe, dans un mail adressé aux salariés.
Droits voisins : l’Europe notifiée
Après le vote au Sénat le 16 juin de la proposition de loi du député Erwan Balanant, le texte poursuit son chemin avant une adoption. Ainsi, le 19 juin, le gouvernement a notifié à la Commission européenne la proposition de loi visant à renforcer l’effectivité des droits voisins des éditeurs. Cette démarche ouvre une fenêtre de trois mois durant laquelle l’Europe peut examiner et réagir. Sans aucune nouvelle au 22 septembre, il sera considéré que l’institution européenne n’aura soulevé aucune objection, ouvrant ainsi la voie à une adoption définitive sur le territoire.
Par ailleurs, le 23 juin, lors de son assemblée générale, la société des droits voisins de la presse a réaffirmé que « ccette réforme constitue une avancée essentielle afin de renforcer la transparence des négociations avec les plateformes numériques et garantir une rémunération plus équitable de l’utilisation des contenus de presse.«
« Dans un contexte marqué par l’accélération du développement de l’intelligence artificielle et la concentration croissante de la diffusion de l’information entre les mains d’un nombre limité d’acteurs technologiques, les membres de DVP réaffirment leur engagement en faveur d’un modèle numérique conciliant innovation, création et respect des droits.«
Les DNA célèbrent la gastronomie
Les DNA et L’Alsace (groupe EBRA) ont organisé en juin la première édition des Talents de la Gastronomie et des Terroirs d’Alsace en partenariat avec la Collectivité Européenne d’Alsace.
Cet événement se veut « le reflet d’un territoire ainsi que celui des hommes et des femmes qui s’engagent tous les jours pour faire vivre un patrimoine exceptionnel ».
Les dix lauréats ont été dévoilés le 16 juin en présence des deux parrains de l’événement, Pierre Hermé et Marc Haeberlin, grands noms de la gastronomie alsacienne.
CMA Média se débarrasse des locales de BFM et supprime au moins 20 postes à la Provence
Situation tendue également au sein du groupe CMA Média. Après avoir annoncé la mise en vente des 9 chaînes de télévision locale de la franchise BFM, la direction cherche également à faire des économies dans un de ses titres phare, la Provence. Joint par l’AFP, Jean-Louis Pèle, le directeur général actuel du titre marseillais, évoque « entre 20 et 30 postes susceptibles d’être revisités« . Ces postes (sur les 300 que compte le titre) seraient dans différents services, y compris la rédaction. La mise en place de ce plan se ferait à partir de la rentrée.
Par ailleurs, à partir du 1er septembre 2026, Olivier Biscaye cumulera ses actuelles fonctions de directeur de la rédaction de la Provence, à celles de directeur général des deux titres méditerranéens, la Provence et Corse Matin. Il succèdera donc à Jean-Louis Pèle, qui devient directeur général adjoint chargé de la transformation. Florence Lalanne, directrice industrielle, sera également directrice générale déléguée de Corse Matin.
A la recherche du village préféré, en Aveyron
Il n’y a pas que les « grands » médias qui peuvent avoir de bonnes idées créatives. Ainsi, dans l’Aveyron, le Progrès saint-affricain, après avoir lancé le concours de l’Aveyronnais de l’année en 2025, innove cet été avec un projet interactif avec les lecteurs (et habitants) : l’élection du village préféré du département.
Pour cela, la toute petite rédaction de l’hebdomadaire local va travailler en collaboration avec un créateur de contenu local, très présent sur les réseaux sociaux des environs, ce qui permettra de cumuler les publics de la presse traditionnelle et ceux présents sur Instagram, Tiktok ou X. Résutat du conciurs dans quelques semaines.
200 bougies pour le JSL
Le 2 juillet 2026, le Journal de Saône et Loire fêtait ses deux siècles d’existence. Un vrai record puisque ce titre,qui appartient désormais au groupe EBRA, est de loin le plus ancien titre de presse locale en France. Pour l’occasion, la rédaction a travaillé pendant plus d’un an à la rédaction d’un livre-recueil sur l’histoire du titre à travers les décennies. Titre disponible dans les dépôts de presse du département, mais aussi sur la boutique en ligne du quotidien.
Le titre propose également une série de reportages et de portraits très réussie sur les coulisses de la fabrication du journal, du bureau du rédacteur en chef en passant par les appareils photos des correspondants de presse, les ordinateurs des maquettistes-éditeurs ou les voitures des porteurs de presse.
Et 100 bougies pour l’hebdo lochois
Autre grand anniversaire, cette fois-ci en PHR : les 100 ans d’existence d’un hebdomadaire dans la ville de Loches (Indre-et-Loire). En 1926, en effet, naissait Le Réveil lochois, au sein de son imprimerie de labeur. Vingt-et-un ans plus tard, les habitants découvraient la Renaissance lochoise, nouvelle version du Réveil qui avait été interdit pendant la guere. Depuis, le titre a été repris au sein du groupe PMSO, mais La Renaissance est un incontournable de la presse locale. Pour fêter ce centenaire, la petite rédaction a réalisé une exposition consacrée à la presse à Loches et en Touraine, visible au siège du journal (qui est également celui de son imprimerie de labeur, 1 ter rue de Tour à Loches.