La PHR en congrès à Annecy
Après Paris pour célébrer les 50 ans d’existence du congrès annuel, le SPHR (Syndicat de la presse hebdomadaire régionale) donne rendez-vous à tous ses éditeurs à Annecy, les 11 et 12 juin 2026 pour deux jours de travail (et de convivialité).
Au programme de ces journées organisées en partenariat avec l’hebdo local Le Faucigny (groupe la Compagnie des Médias), une quinzaine d’ateliers et de séances plenières pour analyser l’évolution de la profession, en pleine époque de doutes et de restrictions budgetaires. Il sera ainsi question de l’épineuse question des AJL, de la création de vidéos, de l’importance du chemin de fer, ou du recrutement des nouveaux abonnés. Le programme (en cours d’actualisation) et le formulaire pour les inscriptions (réservées aux membres du SPHR) sont disponibles en ligne
Soizic Bouju rebondit chez EBRA
On se doutait qu’elle ne resterait pas très longtemps éloignée de la PQR. Soizic Bouju, qui était jusqu’à l’automne dernier directrice du groupe Centre France-La Montagne, rejoint le leader de la PQR, EBRA. A partir du 1er juin, elle sera la directrice générale des titres cenrés autour du lyonnais et du maconnais, à savoir le Bien Public, le Journal de Saône-et-Loire et le Progrès. Ces quotidiens n’avaient plus de direction depuis le départ de Pierre Fanneau pour le Dauphiné Libéré.
Ancienne directrice des études de l’ESJ Lille, Soizic Bouju aura la lourde tache de booster les titres du groupe EBRA, avec, entre autres, la nécessité de développer les audiences.
Diversification : Ouest France met le turbo
Nouveau créneau pour la diversification, au sein du groupe Ouest France. Longtemps orienté sur la mer et les bateaux, du fait de la proximité logique de l’océan, la branche magazine va également s’orienter sur le sport automobile (les rallyes, la F1 Endurance, les compétitions américaines…).
Le groupe créé en effet Vitesse, un éco-systéme au sein du groupe Latitude Magazine, qui sera composé d’un magazine diffusé sur la France entière (le premier est en vente depuis le 12 mai), un site, des podcats et une newsletter. Le tout sera complété par des expériences proposées aux lecteurs (assister à des conférences de presse, à des courses…)
Télé Grenoble en posture délicate
Le 18 mai 2026, le tribunal de commerce de Grenoble a placé TG+ (TéléGrenoble) en redresement judiciaire. Le canal local, lancé depuis 21 ans, avait été placée sous protection du tribunal à l’automne, le temps de tenter de trouver une solution financière.
L’affaire rappelle la fermeture du canal nordiste Wéo, en début d’année, suite au désengagement des collectivités locales qui assuraient une partie de son financement. Là, c’est la métropole de Grenoble qui a décidé, il y a quelques mois, de supprimer la subvention. Soit 275.000 euros par an ou 30% du chiffre d’affaires. Un coup de rabot fatal pour le canal qui s’était séparé de 7 de ses 16 salariés. La métropole avait finalement versé 90 K€, mais la chaîne s’est retrouvée à court de liquidités.
TéléGrenoble va continuer d’émettre jusqu’au mois de juillet, date à laquelle le tribunal de commerce décidera du sort définitif de la télé locale, qui espère d’ici là qu’un repreneur se manifestrea.
Le Télégramme veut miser sur le national
The Media Leader poursuit ses interviews des dirigeants de la PQR, et, le 20 mai; c’était au tour de Ronan Leclercq, le directeur général de la branche médias du Télégramme qui était sur le gril. Il revient notamment sur la très réussie diversification du groupe, qui possède notamment Hellowork (un des leaders de l’emploi sur internet), ou l’organisation de grands événements (Route du rhum, Solitaire du Figaro, marathon de Genève…). Et, aujourd’hui, à l’échelle du groupe, la branche médias ne représente plus de 40/45% du chiffre d’affaires.
Ronan Leclercq revient également sur la compétition que se livrent Le Télégramme et Ouest France, un duel gagnant-gagnant en matière éditoriale et aussi en terme de diffusion, puisque le niveau de lecture de la presse dans la région est largement supérieur au reste de la France.
En matière d’emploi, quand les autres groupes annoncent de nouvelles coupes, le Télégramme « anticipe, on réduit la voilure là où ça va baisser, on le fait intelligemment, avec une vision long terme — sans renouveler les départs à la retraite, en évitant la casse sociale« . Mais le directeur général, pour l’avenir, veut sortir le titre et le groupe des frontières bretonnes : « Notre titre historique, c’est Le Télégramme, média de la Bretagne. C’est une belle marque, et nous ferons qu’elle demeure économiquement rentable. Mais pour se développer, il faut des terrains de jeu plus larges. Toutes nos acquisitions récentes ont une vocation nationale. »
Nouvelle aide au numéro pour la presse
Le ministère de la Culture a officialisé le 14 mai 2026, via une publication dans le JORF, la création d’une nouvelle aide au numéro pour la presse. Ce dispositif, qui remplace un autre comme le souligne L’Alliance de la presse d’information générale (l’article 8 abroge le décret du 25 avril 2002 relatif à l’aide à la distribution de la presse, et le nouveau régime s’y substitue intégralement.), s’adresse aux quotidiens nationaux IPG paraissant au moins cinq fois par semaine et aux hebdomadaires IPG paraissant entre une et quatre fois par semaine. La PQR n’est donc pas concerné par cette aide. Un premier bilan de ce nouveau dispositif sera réalisé fin 2027 par la direction générale des médias et des industries culturelles.
IFRA : le congrès mondial de la presse du 1er au 3 juin à Marseille
Ce sera l’événement de ce printemps : la 77e édition du World News Média Congress se tiendra dans quelques jours, du 1er au 3 juin 2026 à Marseille, au Palais du Pharo. Ce rendez-vous rassemblera « des centaines d’amoureux de la presse« , comme l’a confié Louis Dreyfus, président du conseil d’administration de groupe Le Monde. « C’est toujours un lieu dans lequel on a l’occasion de confronter nos points de vue.«
Le programme, plus que riche, s’articule autour d’une soixantaine de conférences, tables rondes ou keynotes. Avec, comme thématiques principales, l’IA, la diversification, la conquête d’audience…
La consommation, grande cause 2026 de la Voix du Nord
Chaque année, le quotiidin nordiste La Voix du Nord mobilise sa rédaction autour d’une grande thématique sociétale. Après le harcèlement scolaire, la reforestation, l’alternance, le don de sang et la mobilité, c’est la consommation qui a été choisie comme grande cause 2026.
« Dans un contexte marqué par l’inflation et l’inquiétude face à l’avenir (88 % des lecteurs se disent préoccupés), explique le média dans son communiqué, la consommation est devenue un enjeu majeur pour le pouvoir d’achat des foyers du Nord et du Pas-de-Calais. Loin de toute approche moralisatrice ou injonctive, La Voix du Nord souhaite devenir un acteur incontournable pour aider ses lecteurs à adopter une consommation plus saine, locale, économique et écologique. »
Depuis avril et jusqu’en novembre, quatre thématiques essentielles de la vie quotidienne sont déclinées par les 300 journalistes de la rédaction : s’équiper (privilégier l’occasion et le durable, par ex : électroménager, pompes à chaleur) ; manger (valoriser le local et le respect des saisons) ; se divertir (consommer des loisirs autrement) ; s’habiller (découvrir des alternatives responsables).
Une enquête sur les médias locaux et les créateurs de contenus
Ouest Médialab, organisateur du Festival de l’info locale, lance une enquête inédite auprès des responsables de médias locaux, et simultanément auprès des créateurs de contenus, pour dresser un premier état des lieux de leurs relations, documenter les formats inspirés des créateurs déjà lancés par des rédactions, et identifier des modèles de collaboration existants ou envisageables.
Que vous ayez déjà initié des projets au sein de votre média ou que le sujet vous laisse sceptique et n’entre pas dans vos priorités, votre point de vue nous intéresse tout autant.
Cette étude, réalisée avec le soutien de Google News Initiative, sera publiée sur le site de Ouest Médialab et présentée lors du Festival de l’info locale (24-25 sept. 2026 à Nantes). Les inscriptions au FIL sont par ailleurs ouvertes !