Le groupe Le Messager fait peau neuve
Petite révolution graphique et éditoriale dans les Alpes : les titres du Messager ont lancé leur nouvelle formule ce jeudi 5 mars. En ce qui concerne l’esthétique, les hebdos adoptent la charte graphique de tous les titres français du groupe Rossel (La Voix du Nord, Paris Normandie…), en y ajoutant quelques détails qui améliorent la lecture et corrigent la maquette très aérée.
Mais c’est sur le fond, le contenu, que des initiatives intéressantes ont été prises. Dans un long article explicatif, la rédaction du Messager explique rester « fidèle à [ses] fondamentaux de média local de proximité » tout en se réinventant. Ainsi, apparaissent par exemple une rubrique mensuelle sur l’outdoor, une autre sur la vie à la frontière pour l’édition genevoise, ou encore une rubrique « argent » par des anonymes dans l’édition Chablais.
Le Pays Roannais devient bi-hebdo
Depuis le 3 mars 2026, le Pays roannais, titre du groupe Centre France, a changé son rythme de parution, d’hebdomadaire à bi-hebdo. Les deux éditions traiteront bien sûr de l’actualité locale, mais se différencieront avec, le mardi, la publication notamment du portrait des « Gens d’ici », et le vendredi, la rubrique historique « Le jour où… » sans oublier une large séquence consacrée aux loisirs, pour bien préparer son week-end. Parmi les autres nouveautés, selon le communiqué du groupe, des « rubriques servicielles comme le programme TV, la météo, les horaires des salles de cinéma de la région… Mais aussi des pages “vie quotidienne”, qui traiteront de sujets plus sociétaux comme la santé, l’épargne, la technologie »…
Le titre est imprimé sur les rotatives de Cébazat les lundis et d’Auxerre les jeudis, avant de basculer totalement à Cébazat dès la fin du mois d’avril. Des actions sont également organisées sur les points de vente pour informer les lecteurs.
Un « Netflix du Nord » dès le printemps ?
Quelques semaines après la disparition de Weo TV, la naissance d’un nouveau canal d’info locale du Nord est d’ores et déjà annoncée. La Correspondance de la Presse, dans son édition du 27 février, annonce en effet l’arrivée sur les écrans de +Hauts, une sorte de Netflix à la Nordiste, pour le mois d’avril. Dans un premier temps, il s’agira d’une plateforme de vidéos à la demande avant l’arrivée de programmes de flux, vers la fin de l’année.
Anthony Dufour, producteur et initiateur du projet, révèle avoir écarté une diffusion sur la télévision hertzienne pour privilégier « les box TV, la plateforme de la chaîne, les réseaux sociaux et la diffusion en podcast« . Pour le financement, la plateforme optera pour « une publicité ciblée sur le digital ainsi que par la « production exécutive et contenus de marque pour les partenaires régionaux« .
Enfin, en ce qui concerne les contenus, le responsable du projet « espère assurer à ses consommateurs une « promesse d’abondance » avec un « catalogue riche » et une « personnalisation » avec des contenus portant sur le sport, la culture, le terroir et le tourisme, l’histoire ou encore sur l’innovation. »
EBRA regarde du côté de la montagne
Le groupe de PQR EBRA continue de se diversifier et a lancée mi-février un pôle « Montagne », dédié à l’écosystème de ce milieu. Un axe logique, puisque les titres du groupe occupent de larges zones montagneuses, des Alpes (le Dauphiné libéré) aux Vosges (Vosges Matin).
Annabel Kam, déjà directrice du développement d’EBRA Sport depuis le printemps 2025, est responsable de cette nouvelle verticale qui proposera très rapidement des suppléments thématiques (autant sur le print que sur le web), de l’événementiel ou encore des campagnes 360° incluant du brand content. A travers cette diversification, le groupe veut toucher évidemment les lecteurs et habitants des zones concernées, mais aussi et surtout le tissu socio économique local : stations et domaines skiables, organisateurs d’événements, collectivités territoriales, fédérations sportives, entreprises et marques en lien avec la montagne.
Un(e) apprenti(e) de l’ESJ Lille dans votre rédaction cet automne ?
Les tout premiers étudiants de la 32e promo de la licence pro Journalisme de proximité (autrefois PHR puis Presse de Proximité) sont en cours de recrutement. Et nombre d’entre eux vont rechercher un contrat d’apprentissage au sein de rédactions, que ce soit en presse hebdomadaire régionale, en presse quotidienne régionale ou dans un pure player d’actualité locale.
Si vous pensez embaucher à la prochaine rentrée (contrat du 7 septembre 26 au 6 septembre 27) un de ces jeunes journalistes en formation, n’hésitez pas à nous contactez pour que nous vous mettions en contact avec les jeunes sélectionnés qui correspondent le plus à votre média. Les premiers entretiens d’embauche pourront avoir lieu dès la fin mars 2026. Contactez-nous également si vous avez besoin de plus d’informations.
Festival de l’info locale : vos idées sont attendues !
La 9e édition du Festival de l’info locale, organisée par Ouest Médialab, se déroulera dans environ six mois, mais les organisateurs ont d’ores et déjà besoin de vous pour constituer le programme. La thématique de cette édition : Comment exister dans un monde de plus en plus concurrentiel ? Avec trois sous-thématiques pour y répondre : Jjouer collectif (s’unir et collaborer pour peser davantage), prendre la vague (s’approprier les nouveaux outils et les nouveaux codes de l’info) et revenir aux fondamentaux (miser sur la proximité et la force du terrain)
Vous avez des idées de projets innovants, de conférences ou encore d’intervenants potentiels en lien avec les médias de proximité à nous soumettre ? Vous avez jusqu’au 9 avril pour les transmettre à l’équipe du festival !
Et si l’IA appliqué à la pub donnait des idées à la presse locale ?
Une première à la télévision française : M6 Unlimited vient de proposer son tout premier spot entièrement généré par l’IA, en partenariat avec Waymart (entreprise spécialisée dan la création automatisée de vidéos). La publicité pour les éponges Inga n’est pas, techniquement et graphiquement, une merveille de créativité, mais, comme on dit, elle fait le job.
Au delà de cette première, l’idée ne pourrait-elle pas être adaptée par les acteurs de la presse de proximité pour générer, à leur tour, des publicités pour des commerces ou institutions locales ? Des publicités économiques à produire et très simples à réaliser qui seraient diffusées sur les sites, applications et réseaux de ces médias…
Le métier de localier scruté par Télérama
L’hebdomadaire Télérama rédécouvre l’indispensable travail des localiers de la presse de proximité ! Le 25 février, le magazine culturel a publié un long article (réservé aux abonnés) signé François Rousseaux, dans lequel il suit le quotidien de Géraldine Beys, journaliste à la Voix-du-Nord, et plus spécifiquement dans la locale d’Avesnes-sur-Helpe, la petite sous-préfecture du Nord située tout à l’Est du département. Une mission « au plus prés des gens« , comme les milliers de localiers qui œuvrent à travers tout le pays !
A la recherche d’une télé locale autour de Paris
Le 18 février 2026, l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a lancé un appel à candidatures pour implanter une télévision à vocation locale sur la TNT en Île-de-France. Une décision qui fait suite aux fermetures de BFM Paris et TV Pitchoun Paris IDF ces derniers mois. Les candidats peuvent postuler jusqu’au 2 avril.
La radio française Equinox se lance à Madrid
Après 15 ans d’émission à Barcelone, la radio Equinox est désormais disponible depuis le 2 mars 2026 à Madrid. La radio locale disposera dans la capitale espagnole d’une rédaction locale, pour traiter l’actualité madrilène vu à travers un prisme français.
Puissante sur les réseaux digitaux, Equinox enregistre entre 600 000 et 1 million de connexions mensuelles sur notre site et rassemble aujourd’hui 75 000 followers sur l’ensemble de ses réseaux sociaux Sur le dernier trimestre 2025, les contenus ont généré 6,3 millions de vues vidéo, faisant d’Equinox le premier compte média français d’Espagne, selon le site de la radio.
Nord Littoral met de l’éco au petit déjeuner
Fort de son quotidien et de ses hebdos, le groupe Nord Littoral a décidé de s’attaquer au volet économique, à l’occasion de ces semaines précédant les élections municipales. Ainsi, il a organisé quatre rendez-vous matinaux (à 9 h !), à Dunkerque, Calais, Graveline et Hazebrouck, pour mettre face à face un ou plusieurs candidats et les décideurs économiques du bassin. Le tout orchestré par un ou une journaliste du groupe, et en partenariat avec la branche locale du Medef. Avec une question récurrente : « Quelle vision économique pour le territoire demain ? », dans des zones notamment touchées par la désindustrialisation.
Un accord Groupe Sud-Ouest/CNews finit aux oubliettes
Un contrat de collaboration journalistique avait été signé entre AIMV, une société du Groupe Sud-Ouest, et la chaîne de la TNT CNews, à l’occasion des élections municipales. Le but de cet accord commercial (évalué à 10000 € selon les syndicats) était de fournir par l’intermédiaire des journalistes de l’agence de presse AIMV des contenus éditoriaux à la chaîne du groupe Bolloré.
Ce contrat a fait bondir les syndicats, tout comme les administrateurs des salariés, qui ont écrit une lettre ouverte à olivier Cotinat, directeur général du groupe. Ce dernier a, selon le communiqué du syndicat SNJ, « d’abord mentionné que CNEWS restait une télé autorisée en France, même s’il n’adhérait pas à sa ligne éditoriale. Il a aussi garanti que ce contrat ne nuirait pas à l’image de Sud Ouest. » En complétant qu’il « avait entendu et compris [la] colère » des representants des salariés. Une compréhension qui s’est transformé en actes puisque, ce mercredi 4 mars, La Lettre annonçait que face à « la fronde, CNews annulait son contrat avec l’agence audiovisuelle de Sud Ouest.«