Le Tour de France de la locale : Centre-France • Diffusion • Presse en outre-mer • Postage • Nice Matin • Ouest France…

Edition du 12 janvier 2026

Le Tour de France de la locale : Centre-France • Diffusion • Presse en outre-mer • Postage • Nice Matin • Ouest France…

Edition du 12 janvier 2026

Francis Gaunand remplace Soizic Bouju à la tête de Centre France

L’info est tombée le mercredi 17 décembre, juste avant la pause pour les fêtes : Francis Gaunand, qui avait intégré le groupe Centre-France seulement six semaines plus tôt comme directeur général délégué, prend la place de Soizic Bouju, qui était jusqu’alors et depuis 2020 directrice générale du groupe.
Francis Gaunand avait quitté le groupe Publihebdos (aujourd’hui Groupe Actu, filiale de SIPA-Ouest France) après avoir notamment lancé la marque ombrelle de la PHR actu.fr, avec son équipe. « Il apportera à l’organisation une solide expérience pour accompagner le groupe dans ses prochaines étapes de transformation« , explique Centre France dans un communiqué.Soizic Bouju a quitté le groupe après y avoir œuvré pendant en tout seize années.

Francis Gaunand. DR

La distribution de la presse en question

Jusqu’au 30 janvier 2026, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) ouvre une consultation publique sur les travaux menés dans le cadre de l’Observatoire de la qualité de la distribution de la presse abonnée. Editeurs, organisations professionnelles ou réseaux centrés sur la distribution sont invités à collaborer et à donner leur opinion.
L’idée est d’améliorer la distribution des titres de presse à un moment crucial durant lequel la diffusion plonge, les kiosques et vendeurs de journaux se font de plus en plus rares et la Poste, distributeur historique des journaux, impose unilatéralement une hausse de ses tarifs de 7% depuis le 1er janvier.

Diffusion : la rémunération des vendeurs de journaux

DR

Autre chantier de l’Arcep : les conditionds de rémunération des diffuseurs de presse. Mi-décembre, l’Autorité a publié les nouvelles conditions, applicables depuis le er janvier 2026. Parmi les nouveautés figurent l’introduction d’un point de majoration liée à la localisation pour les marchands spécialistes situés en milieu rural, pour veiller à une couverture large et équilibrée du réseau des points de vente. Mais aussi la revalorisation de la majoration liée à la taille du linéaire, afin d’inciter les marchands spécialistes à maintenir une surface d’exposition de la presse la plus importante possible et ainsi préserver la diversité de la presse proposée aux lecteurs.
L’Arcep propose également la réévaluation et extension de l’éligibilité à la majoration liée au « label quotidien », afin d’inciter les marchands à ouvrir sept jours sur sept, répondant ainsi aux besoins des lecteurs de quotidiens et de publications du septième jour. 
Ces changements engendreraient, selon les estimations de la Commission du réseau de la diffusion de la presse (CRDP), citées par l’ARCEP, « une hausse moyenne de la rémunération des marchands spécialistes pour la vente de publications périodiques de 10% au global et de 16% pour ceux d’entre eux situés en milieu rural, par rapport à ce qu’elle aurait été en l’absence d’évolution de leur taux de commission ».

Happy birthday, la Semaine !

Mi décembre 2025, la Semaine de Metz-Nancy fêtait ses vingt ans d’existence, notamment lors d’une soirée organisée au centre Pompidou de Metz. L’hebdomadaire, fondé par Jean-Pierre Jaeger, a bien évolué depuis sa naissance. Pendant longtemps hebdomadaire d’informations générales, avec un penchant pour les loisirs, l’économie et la politique, le titre s’est transformé. Propriété de Stéphane Getto depuis 2018, il s’est transformé en news magazine local fin 2024, avec un projet global print-web et un positionnement haut de gamme adapté à son lectorat. Mais, durant toutes ces annéees et aujourd’hui encore, la rédaction dirigée par Aurélia Salinas s’attache à proposer des articles fouillés, des longs formats exigeants qui tranchent avec les articles courts qui dominent dans la PHR comme la PQR. Une qualité qui établit un lien particulier avec le lectorat. 
A l’occasion du 20e anniversaire de La Semaine Metz/Nancy, le magazine s’interrogeait d’ailleurs sur « les liens essentiels qui existent entre les médias et leur territoire, dans une période où la lutte contre la désinformation est constante ».

Diversification à Nice Matin

Comme tous les groupes de PQR, Nice Matin cherche à trouver de nouveaux marchés dans la diversification. Le 6 janvier, le groupe, propriété de Xavier Niel, a annoncé l’achat de Génération LED, une agence de publicité dédiée, comme son nom l’indique, par la communication via des écrans LED. Ce marché, dit de DOOH (Digital out of home) est en forte croissance, à plus de 16% l’an dernier, comme le note la Correspondance de la Presse.
« Le DOOH, assure Simon Perrot, directeur général, est un média naturellement complémentaire à
l’ADN du Groupe Nice-Matin : un média de proximité, créatif et efficace, profondément ancré dans les territoires. » L’agence déploie actuellement ses écrans principalement dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse.

EBRA : changement à la direction générale

Nouveau changements à la tête du plus grand groupe de PQR en France : le groupe EBRA a annoncé le 17 décembre les nominations d’Anthony Choumert au poste de directeur général délégué du groupe et celle de Pierre Fanneau en tant que directeur général du Dauphiné Libéré et de Vaucluse Matin. (il était jusqu’alors directeur général du Bien Public, du Journal de Saône-et-Loire et du Progrès.
Ces nominations ont pris effet le 1er janvier 2026 et s’inscrivent « dans la stratégie d’adaptation du groupe aux transformations du paysage médiatique« , note le groupe. En tant que directeur général délégué, Anthony Choumert a donc désormais la responsabilité des projets de transformation et de diversification.  Pierre Fanneau aura pour mission d’accompagner la transformation et le développement de ces titres, avec l’objectif de renforcer le positionnement du Dauphiné Libéré comme média de référence de la montagne et des Jeux Olympiques d’hiver 2030, tout en poursuivant la relance de Vaucluse Matin.

Outre-mer : l’Etat appelé à la rescousse

Réunis le 15 décembre à Paris, les éditeurs de presse d’information des Outre-mer (réunis au sein de la commission spécifique de l’Alliance) ont porté d’une seule voix leurs enjeux auprès des pouvoirs publics. Avec un message essentiel :un traitement équitable des titres ultramarins par les campagnes de communication de l’État et des collectivités, qui privilégient aujourd’hui les plateformes numériques. Mais aussi une évolution des dispositifs de soutien public adaptée aux réalités du numérique, et un renforcement des aides au pluralisme pour ces territoires où l’information locale est souvent assurée par un seul titre.
« Malgré des contraintes économiques singulières – coûts de distribution élevés, marchés publicitaires étroits, concurrence du service public –, », assure la commission, « ces éditeurs assurent une mission démocratique essentielle auprès de millions de citoyens ultramarins, ce qui appelle un soutien à la hauteur de ces enjeux. »

Postage : la hausse de 7% dénoncée par les éditeurs

Dans le feuilleton qui oppose les éditeurs de presse et la Poste, la décision unilatérale d’augmenter de 7% ses tarifs au 1er janvier 2026 pour l’expédition des journaux a du mal à passer. L’Alliance de la presse d’information générale, le Syndicat des éditeurs de la presse magazine et la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (soit un total de 2500 publications) ont publié fin décembre une tribune commune dénonçant le fait que « le renoncement à la distribution postale de la presse ouvre la voix aux déserts de l’information« .

Les trois acteurs de la presse explique notamment qu’ « alors que la Poste et l’État s’étaient engagés à plafonner les augmentations tarifaires jusqu’en 2027, ils s’apprêtent aujourd’hui à revenir sur leur signature, en augmentant massivement le prix du transport postal. Une telle décision remettrait en cause, pour nos concitoyens situés dans les zones les moins denses du territoire, la disponibilité de leur journal ou de leur magazine à un coût raisonnable.« 
« Après la désertification des territoires en matière de commerces, d’infrastructures, de médecins, allons-nous assister à la fin d’un des derniers services publics bénéficiant à tous les Français de façon égalitaire ? Ainsi, l’on aurait en France une Poste capable de livrer dans de bonnes conditions tous les colis Temu, mais pas la presse ?
À l’approche d’échéances électorales importantes, et alors que la désinformation en ligne devient massive, affaiblir la distribution d’une information fiable et pluraliste est un danger pour notre démocratie, que les pouvoirs publics ne peuvent ignorer.« 

LMtv Sarthe change de propriétaire

Le syndicat professionnel LocalesTV (qui, comme son nom l’indique, rassemble les télévisions locales de France), saluait le 23 décembre 2025, l’engagement « exemplaire » de Sylvie Casenave-Péré, présidente Groupe Posson Packaging, qui est devenue -à titre privé- l’actionnaire majoritaire (67%) du canal local LMtv Sarthe, qui était, selon l’article paru sur actu.fr, aux « portes du dépôt de bilan« . 
« LMtv Sarthe incarne pleinement ce que défend Localestv« , souligne ce dernier, c’est à dire « des médias de proximité solides, un ancrage territorial fort, une gouvernance responsable et une ambition éditoriale tournée vers l’avenir et les nouveaux usages.« 

Pour les municipales, Ouest France lutte contre la désinformation

Conscient des nouveaux enjeux informationnels liés aux périodes électorales, OuestFrance a engagé un programme renforcé de sensibilisation et de formation de ses journalistes à la lutte contre la désinformation. ​
​Ces formations sont menées en partenariat avec différents acteurs tel que Viginum (le Service de vigilance et protection contre les ingérences numériques étrangères dépendant de l’Etat) et l’AFP, qui propose des ateliers dédiés à la détection des manipulations numériques, à la vérification des contenus et à l’analyse des stratégies de désinformation. L’objectif : doter les journalistes d’outils et méthodes pour mieux identifier, analyser et déconstruire les tentatives de désinformation.​
En parallèle de la campagne, OuestFrance va produire des contenus pour le web, le print et en vidéo, visant à dénoncer les ingérences et malveillances numériques. La rédaction utilisera des exemples de fausses informations et de contenus manipulatoires pour enrichir ses articles de décryptage, afin d’en faire comprendre les codes aux lectrices et lecteurs.​
« Notre objectif est d’être un repère de confiance, assure Sébastien Grosmaître, le rédacteur en chef du quotidien, en proposant une information fiable et indépendante, afin de permettre à chacun de comprendre les clés de ce rendez-vous majeur de la vie locale ». 

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