Quand la Voix du Nord s’auto-debunke

"Un journal pour les vieux", "un journal trop à gauche ou à droite", "ne parle que des chiens écrasés"... La Voix du Nord a décidé de passer les critiques classiques qui lui sont faites au filtre du vrai/faux. Une initiative simple et originale pour tenter de briser les idées reçues.

Quand la Voix du Nord s’auto-debunke

"Un journal pour les vieux", "un journal trop à gauche ou à droite", "ne parle que des chiens écrasés"... La Voix du Nord a décidé de passer les critiques classiques qui lui sont faites au filtre du vrai/faux. Une initiative simple et originale pour tenter de briser les idées reçues.

Pour cette nouvelle édition de la presse à l’école (qui s’est tenue fin mars), tous les titres de presse, et en particulier locale, font de gros efforts pour parler aux lecteurs. La formule la plus classique vise à se déplacer au sein d’associations ou dans les écoles, pour expliquer ce qu’est la presse, et pourquoi elle est indispensable.
En plus de cela, la Voix du Nord a décidé cette année de debunker les idées reçues que les Nordistes (et pas forcément que les lecteurs) ont sur elle. Dix points portant autant sur le contenu que sur l’économie ou l’existence du journal, qui ont été déclinés à la fois sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook notamment), mais aussi dans une double page publiée le jeudi 2 avril 2026.

Dans cette exercice, l’idée est avant tout de mieux faire comprendre au public (et si possible aux non-abonnés) les réalités de la presse locale. En tentant de démontrer que le titre n’est ni de gauche, ni de droite. Et de citer un extrait de la charte éditoriale de la rédaction : « La Voix du Nord défend les valeurs démocratiques et républicaines et n’est au service d’aucune idéologie.« 
Autres questions sur le contenu du site ou du journal : « Vous ne parlez que des chiens écrasés » et « vous ne cherchez qu’à faire de l’audience« . La réponse rappelle que plus de 300 articles et une trentaine de vidéos sont publiés quotidiennement. Ce qui permet de couvrir l’actualité locale et nationale bien au-delà des faits divers !

L’avenir du journal en question

Au-delà de ces aspects, les questions portent aussi sur l’avenir du journal, comme la fin de la publication sur papier. Ce qui est qualifié à la fois de Vrai et de Faux par la rédaction, car si la diffusion numérique augmente, elle ne supplante toujours pas celle pour le print (qui demeure essentielle pour le chiffre d’affaires du journal).
« Ce qui compte pour nous, ce sont nos abonnés« , abonde Daniel Picault, le directeur du titre. Des soutiens essentiels qui permettent de proposer chaque jour infos et reportages. Ce qui serait impossible si l’info était gratuite. « L’information a un coût, parce que pour la produire, il faut aller sur le terrain, prendre le temps, rencontrer les habitants, croiser les sources, vérifier l’information« , rappelle Béatrice Quintin, la journaliste qui a composé la double page. Avant de rappeler que la Voix du Nord (comme tous les autres titres de PQR ou de PHR) a un « vrai sujet avec les Gafam qui utilisent [nos] contenus sans les rémunérer à leur juste valeur.« 
Enfin, une autre question est posée sur la table : celle des aides à la presse. A la Voix, comme pratiquement dans tous les titres, elles représentent 2% du chiffre d’affaires. C’est peu, mais cela reste essentiel. Et le fait de le dire clairement aux lecteurs permettra peut-être de tenter certains non lecteurs à scroller sur le site ou à réouvrir les pages de leur journal local.

Laurent Brunel

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