Un avenir compromis pour la PHR ?

« Je suis au regret de vous dire que vous êtes une PHR de moins en moins valorisée. » Le ton était donné d’entrée de jeu lors de la conférence d’hier, en fin de journée, du président de l’EJCAM (Ecole de journalisme et de communication d’Aix-Marseille) et spécialiste de la PQR, Jean-Clément Texier.

Un avenir compromis pour la PHR ?

« Je suis au regret de vous dire que vous êtes une PHR de moins en moins valorisée. » Le ton était donné d’entrée de jeu lors de la conférence d’hier, en fin de journée, du président de l’EJCAM (Ecole de journalisme et de communication d’Aix-Marseille) et spécialiste de la PQR, Jean-Clément Texier.

Le spécialiste de la PQR a brossé un portrait peu envieux de la PHR qui subirait les transformations des quotidiens régionaux. « Je vois un changement, par rapport aux autres années il n’y a pas de repreneurs pour les titres de PHR. La PQR qui était le repreneur classique n’est plus au rendez-vous. Les éditeurs de PQR ont moins cette volonté impérialiste d’être monopolistique ou totalement dominant sur leur territoire, ils ont également d’autres problématiques à gérer ».

La PHR pas rentable ?

Le spécialiste déplore une PHR en déclin et qui n’offre pas d’opportunité aux jeunes. « Ils rêvent de transformer leurs actions, non pas en plomb, mais en or et dans la PHR il n’y a pas de levier quand on voit les liquidations judiciaires de plusieurs titres de presse ».  La vraie question que se pose Jean-Clément Texier est de savoir si l’information qu’elle soit nationale ou locale est encore finançable. Jean-Clément Texier conclu sur un constat avec une touche d’humour : « Après ce message triste peut-être que vous me ne réinviterez plus, mais je suis toujours heureux d’être parmi vous au congrès ». 

Sarah Lagadec

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